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Le BPA (ou EPS, Earnings Per Share) est le bénéfice net d'une entreprise divisé par son nombre d'actions en circulation. C'est la brique de base de nombreux ratios de valorisation boursière, dont le PER (cours divisé par le BPA), et un indicateur clé pour juger si le dividende versé reste couvert par les profits réels de l'entreprise.
Le CAGR (taux de croissance annuel composé) lisse une évolution sur plusieurs années en un taux de croissance annuel moyen équivalent. Pour un investisseur dividendes, c'est l'indicateur de référence pour mesurer la régularité de la hausse du dividende versé par une action dans le temps, bien plus parlant qu'une simple moyenne arithmétique d'augmentations annuelles.
Le Compte-Titres Ordinaire (CTO) est le compte de bourse classique, sans plafond de versement ni restriction géographique sur les actions accessibles — actions américaines, asiatiques, ETF du monde entier — mais sans l'avantage fiscal du PEA : dividendes et plus-values y sont imposés dès la première année, généralement au Prélèvement Forfaitaire Unique en France.
La dilution est l'augmentation du nombre total d'actions en circulation d'une entreprise, par exemple lors d'une levée de fonds ou de la conversion d'obligations en actions. Elle réduit mécaniquement la part de l'entreprise que représente chacune de vos actions, ainsi que le bénéfice par action (EPS) — l'effet inverse d'un rachat d'actions (buyback).
Le DRIP (Dividend Reinvestment Plan) consiste à utiliser chaque dividende reçu pour acheter automatiquement de nouvelles parts du même titre, plutôt que d'encaisser le montant en cash. Réinvesti sur plusieurs années, ce mécanisme démultiplie l'effet des intérêts composés : chaque action supplémentaire génère à son tour un dividende, qui finance à son tour de nouvelles actions.
La méthode FIFO (First In, First Out) considère que les premières actions achetées sont les premières revendues pour calculer la plus-value réalisée. Avec deux achats du même titre à des prix différents, vendre une partie de la position impute automatiquement le prix du lot le plus ancien — ce qui peut changer significativement le montant imposable par rapport à la méthode du prix moyen pondéré.
La franchise fiscale (ou abattement) est un montant de gains — plus-values ou dividendes selon les régimes — en dessous duquel aucun impôt n'est dû. En Belgique par exemple, une franchise annuelle existe sur les dividendes perçus via un compte-titres ordinaire. Le seuil exact dépend du pays de résidence fiscale et du type d'enveloppe utilisée (PEA, CTO...).
Une moins-value est la perte constatée lorsque vous cédez une action en dessous de votre PRU. Elle peut généralement être imputée sur les plus-values réalisées la même année (et parfois reportée sur les années suivantes selon le pays), ce qui réduit d'autant l'impôt dû — un levier d'optimisation fiscale souvent sous-utilisé par les investisseurs particuliers.
Le payout ratio mesure la part du bénéfice net qu'une entreprise reverse à ses actionnaires sous forme de dividendes. Un ratio faible (sous 50 %) laisse à l'entreprise une marge de manœuvre pour continuer à investir et augmenter son dividende dans la durée ; au-delà de 80-100 %, elle reverse une part croissante — voire la totalité — de ses bénéfices, ce qui fragilise la pérennité du versement en cas de ralentissement de son activité.
Le Plan d'Épargne en Actions (PEA) est une enveloppe fiscale réservée aux résidents fiscaux français, plafonnée à 150 000 € de versements. Il permet d'investir en actions européennes et ETF éligibles en exonérant les gains — plus-values et dividendes — d'impôt sur le revenu après 5 ans de détention ; seuls les prélèvements sociaux (17,2 %) restent dus. C'est l'enveloppe de référence pour qui vise une rente de dividendes sur le long terme.
Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), ou flat tax, est le régime fiscal français par défaut sur les revenus du capital : un taux fixe de 30 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux) appliqué aux dividendes, intérêts et plus-values perçus hors PEA, sans tenir compte de votre tranche marginale d'imposition.
Une plus-value se réalise lorsque vous vendez une action à un prix supérieur à votre PRU. Elle n'est imposable qu'au moment de la vente — le gain latent sur un titre toujours détenu en portefeuille n'est pas taxé — et vient s'ajouter aux dividendes perçus dans le calcul global de vos revenus issus de l'investissement en bourse.
Le Prix Moyen Pondéré (PMP) fusionne tous vos achats d'un même titre en un seul prix de revient moyen, peu importe la date de chaque opération. C'est la méthode retenue par défaut sur la plupart des comptes-titres européens, dont le PEA et le CTO en France, par opposition au FIFO utilisé notamment aux États-Unis.
Le précompte mobilier est l'impôt belge retenu directement à la source sur les dividendes et intérêts versés par vos actions, au taux par défaut de 30 %. Il est prélevé automatiquement par votre courtier ou la société distributrice avant que vous ne receviez le montant net — un mécanisme à connaître pour tout investisseur en bourse résident belge.
Le prix théorique par le rendement est le cours auquel une action retrouverait un rendement égal à sa moyenne historique : il se calcule en divisant le dividende annuel actuel par le rendement médian observé sur plusieurs années. Cet indicateur n'a de sens que si le dividende n'a pas été récemment coupé ou exceptionnellement augmenté, ce qui fausserait la comparaison.
Le PRU représente le prix moyen pondéré auquel vous avez acheté une action en bourse, commissions de courtage incluses. Chaque nouvel achat du même titre recalcule ce prix moyen. C'est la référence utilisée par l'administration fiscale pour déterminer votre plus-value imposable lors d'une vente : plus votre PRU est bas par rapport au cours actuel, plus votre gain latent — et donc l'impôt potentiel — est élevé.
Un rachat d'actions (buyback) a lieu quand une entreprise rachète ses propres titres sur le marché boursier, généralement pour les annuler. Le nombre d'actions en circulation diminue, ce qui mécaniquement augmente le bénéfice et le dividende par action restant — l'effet inverse de la dilution — et constitue, avec le dividende, l'un des deux grands moyens de rémunérer les actionnaires.
Le rééquilibrage (rebalancing) consiste à ajuster les proportions de votre portefeuille d'actions pour revenir vers une allocation cible définie à l'avance, par exemple en orientant vos nouveaux apports vers les lignes sous-pondérées plutôt qu'en vendant celles qui ont le plus progressé. Pour un investisseur dividendes, c'est aussi un moyen d'éviter qu'une seule entreprise ne pèse trop lourd dans le revenu passif total du portefeuille.
Le rendement sur coût (Yield on Cost) divise le dividende annuel actuel d'une action par votre PRU, et non par son cours de bourse actuel. Pour un investisseur qui détient un titre depuis longtemps et dont le dividende a régulièrement augmenté, ce chiffre peut dépasser largement le rendement affiché aujourd'hui sur le marché — l'un des indicateurs les plus gratifiants de l'investissement dividendes sur le long terme.
Le score de sécurité du dividende est un indicateur composite qui évalue le risque qu'une entreprise réduise ou supprime son dividende à l'avenir, à partir de plusieurs signaux combinés : payout ratio, niveau d'endettement, génération de cash-flow libre et régularité historique des versements. Il permet de distinguer un rendement élevé mais fragile d'un dividende réellement soutenable.
Le Time-Weighted Return (TWR) mesure la performance pure d'un portefeuille en neutralisant l'impact du montant et du moment de vos versements et retraits. Contrairement à un calcul naïf de plus-value, il permet de comparer objectivement votre gestion à un indice boursier, même si vous avez investi progressivement en bourse sur plusieurs années.
La valorisation par le rendement compare le rendement actuel d'une action à sa propre moyenne historique, plutôt qu'à celui d'autres actions. Quand il est nettement au-dessus de sa moyenne sur 5 ou 10 ans, l'action est souvent bon marché par rapport à elle-même ; nettement en dessous, elle est plutôt chère. C'est un repère de valorisation parmi d'autres, pas une garantie de performance future en bourse.